Angolagate: Charles Pasqua accuse Jacques Chirac, Edouard Balladur et Alain Juppé


Dans :  Info Société

Charles Pasqua accuse Jacques Chirac. L’ancien-ministre de l’Intérieur Charles Pasqua, qui vient d’être condamnée à un an de prison ferme dans l’affaire des ventes d’armes vers l’Angola, met en cause Jacques Chirac, Edouard Balladur et Alain Juppé. Il souhaite également la levée du secret défense dans ce dossier.

Charles Pasqua ne veut pas tomber seul ; il donne les noms. « Jacques Chirac était parfaitement au courant de cette affaire », a-t-il indiqué mercredi sur Canal +. Il poursuit en assurant que les anciens Premiers ministres de l’époque, Edouard Balladur et Alain Juppé, savaient également. Cette affaire « ne fera pas trembler la République » mais « fera trembler un certain nombre de personnages de la République », selon le Sénateur Pasqua.

« Le président de la République, le premier ministre, le ministre des finances et le ministre de la défense. Tous les quatre étaient forcément au courant », a-t-il répété dansa un entretien au quotidien Le Figaro publié jeudi. « Sous le mandat de François Mitterrand de 1993 à 1995, puis sous la présidence Chirac de 1995 à 1998. Plus, les deux premiers ministres concernés que sont Édouard Balladur et Alain Juppé », a poursuivi Charles Pasqua.

« Mes ennuis judiciaires ont commencé en 2000, à la minute où j’ai dit que je serais éventuellement candidat à la présidentielle », a précisé Charles Pasqua.

Edouard Balladur et Alain Juppé ne sont « pas au courant »
L’ancien-Premier ministre de François Mitterrand, Edouard Balladur, a assuré mercredi qu’il n’était pas « spécialement informé » sur ce sujet. « Concernant l'Angola, je n'en ai pas été spécialement informé », a-t-il indiqué sur la chaîne parlementaire LCP. « Le problème des ventes d'armes en France est un problème récurrent depuis que la France fabrique des armes », a poursuivi Edouard Balladur.

Quand à Alain Juppé, il indique qu’il y a « évidemment des procédures ». « Cela s'appelait à l'époque la commission interministérielle d'exportation des matériels de guerre » mais « les procédures ne couvrent pas les rétro-commissions illégales à des citoyens nationaux. Donc, ça, s'il y en a eu évidemment, nous n'étions pas au courant », a-t-il indiqué.

L’ancien-Président de la République Jacques Chirac n’a pas encore réagi. Ce dernier est déjà sous la menace d’un renvoi en correctionnel dans l’affaire des chargés de mission de la Ville de Paris.

La levée du secret défense
La levée du secret défense n’est « pas une compétence du président de la République », a précisé mercredi le porte-parole du gouvernement Luc Chatel. « Si une demande était formulée dans le cadre des besoins judiciaires, le ministre compétent, à ce moment-là, l'examinerait », a-t-il poursuivi.


Le Jeudi 29 octobre 2009 à 09:20
Écrit par Cyril Cambaz

 





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