Angolagate ou ventes « illégales » d’armes en Angola : un Procès VIP qui s’ouvre aujourd’hui sous haute tension


Dans :  Info France

Aujourd’hui, s’ouvre cet après-midi à Paris, un Procès de "VIP" sous haute tension : celui concernant les ventes d’armes illégales vers l’Angola ! Trafic qui s’est déroulé entre 1993 et 1998.

Selon les faits, tout a commencé lorsque Jean-Bernard Curial (homme politique français du Parti socialiste) a été contacté par le gouvernement du Président angolais Eduardo Dos Santos. Ce dernier aurait (par le biais de Jean-Christophe Mitterrand en 1993), mis les vendeurs d'armes en contact avec le régime de Luanda.

Dans cette affaire, le fis de François Mitterrand aurait perçu 2,6 millions de Dollars en Suisse de Pierre Falcone. Mais, il nie toute implication dans cette affaire de commerce d'armes.

Face aux pressions diplomatiques et politiques, l’Angolagate vise 42 personnalités impliquées dans cette affaire des ventes d'armes présumées « illégales » à l'Angola entre 1993 et 2000.

Parmi les prévenus, on retient : Jacques Attali (ex-ministre de l'Intérieur), Paul-Loup Sulitzer (écrivain), Jean-Christophe Mitterrand, (ex-conseiller de François Mitterand), Jean-Noël Tassez (journaliste), Jean-Charles Marchiani (ex bras-droit de Charles Pasqua), et bien entendu, Charles Pasqua lui-même.

Selon les éléments de l’enquête ouverte fin 2000, Pierre Falcone (Français) et son associé Arcadi Gaydamak (Israélien d'origine russe visé par un mandat d'arrêt et actuellement réfugié en Israël) ont assuré en pleine guerre civile, la vente d’armes au Président Eduardo dos Santos .

Une vente d’armes estimée à 790 millions de dollars achetées en Europe de l'Est, plus précisément en Bulgarie et en Russie.

Pire encore, cette vente illégale d’armes (dont le bénéfice s’élèverait à 397 millions de dollars) aurait été (selon l’Ordonnance du renvoi) « mise à profit pour acheter l'influence de diverses personnalités du monde politique, économique et des médias ».

Dans cette affaire, la banque BNP-Paribas y joue également un rôle déterminant pour l’avoir financé. Jean-Didier Maille (cadre de la BNP Paribas), devra comparaître pour avoir perçu des commissions de 7,3 millions de dollars et ce, à titre personnel.

Entre temps, le Président angolais Eduardo dos Santos a essayé (auprès de Jacques Chirac) d’obtenir l’arrêt de la procédure judiciaire ouverte : des centaines de millions d'euros lui auraient été versés.

Rappelons que, le 23 mai de cette année, Nicolas Sarkozy en visite en Angola avait souhaité « tourner la page des malentendus du passé » ; et, 11 juillet 2008, Hervé Morin (Ministre de la Défense) écrit une lettre aux avocats de Pierre Falcone où, il estimait que le « délit de commerce illicite d'armes n'existait pas ».

Aujourd’hui, en soutenant la légalité de la vente (car les armes n'ont pas transité par la France), les 60 avocats de la défense devraient utiliser ces écrits d’Hervé Morin dans le but de faire basculer le procès, même si le Parquet de Paris lui, maintient l'accusation de trafic d'armes.

A noter que, le juge Courroye (actuel Procureur de Nanterre et cité comme témoin), sera également la « cible de la Défense » qui l’accuse de certaines irrégularités de procédure. Pour elle (La Défense), le juge Courroye « a agi avec l'appui hors-procédure du patron des Renseignements généraux Yves Bertrand, dans le seul but d'écarter Charles Pasqua de la présidentielle de 2002, pour le compte de Jacques Chirac » (selon l’AFP).

Pour l’heure, ce que l’on sait, c’est que Jean-Charles Marchiani, Arcadi Gaydamak (qui a refusé d'assister au procès et sera représenté par ses avocats), Charles Pasqua, Pierre Falcone encourent jusqu'à 10 ans de prison.

Quant aux autres prévenus, ils risquent 5 ans de prison...

Le verdict est donc attendu jusqu'au 04 Mars prochain : date de la fin du Procès Angolagate...



Le Lundi 6 octobre 2008 à 11:25
Écrit par iba

 





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