Aurélie Filippetti (PS) critique fermement les suppressions d’emplois d'Arcelor Mittal
Arcelor Mittal, numéro un mondial de l’acier va supprimer 1 400 postes en France via un plan de départs volontaires. Le groupe précise qu’aucun licenciement sec ne sera opéré et que seuls les salaries des fonctions corporate, administratives et support -achats, commercial, gestion sont concernés. La production, durement ébranlée par le chômage partiel, n’est pas touché par ce plan.
Le groupe Arcelor Mittal emploie 28 000 personnes en France dont environ 6 000 dans des postes de non-production. Le numéro un mondial veut supprimer 9 000 emplois dans le monde afin d’économiser un milliard de dollars par an.
Le PS scandalisé par cette annonce
Pour le Parti Socialiste, ces nouvelles suppressions d’emplois chez Arcelor Mittal sont « un pur scandale » alors que le groupe réalise des bénéfices. « Arcelor-Mittal annonce la suppression en France de 1400 emplois du secteur non productif. Cette décision est un pur scandale quand on sait que la société s'apprête à réaliser entre 5 et 7 Milliards d'euros de bénéfices en 2008 dont 4,5 qui seront reversés aux actionnaires », affirme Aurélie Filippetti, porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée nationale.
« Si l'on prend en compte les 600 emplois qui seront supprimés à Gandrange, ce seront en tout plus de 2000 postes qui disparaîtront par la seule volonté de la direction d'Arcelor-Mittal » continue la député PS.
Pour Aurélie Filippetti, la crise n’est pas « la seule cause de ces licenciements » et résulte d’un programme de « dégraissage » orchestré par la direction d’Arcelor Mittal.
« Je remarque aussi le silence assourdissant du Président de la République qui était venu fanfaronner devant les ouvriers de Gandrange, en février dernier, que l'Etat ne laisserait pas tomber le site et ses employés. L'annonce de prochains licenciements ne fait hélas qu'éclairer cette politique du mensonges et de la poudre aux yeux », explique la porte-parole du groupe socialiste de l’Assemblée.
« Nicolas Sarkozy avait alors promis 10 millions d'euros pour sauver Gandrange mais aussi de revenir voir les salariés avant la fin 2008. Aujourd'hui, nous attendons toujours l'un comme l'autre », conclu Aurélie Filippetti.
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Commentaires
Il y a 1 commentaire pour cette dépêche.
Eivissa
a posté le 02/12/2008 à 13h25L'attitude d'Arcelor Mittal de supprimer des emplois alors que le groupe fait énormément de bénéfice est tout simplement inadmissible. Arcelor Mittal explique que c'est à cause de la crise économique et financière mais ce plan existait bien avant le début de la crise et ces suppressions d'emplois chez les employé non production ne sont pas tombé que cette semaine mais annoncé depuis très longtemps ... juste un changement de communication.
On peut, une fois de plus, se demander où est Nicolas Sarkozy alors que le chef de l'Etat avait promis qu'il reviendrait rendre visite aux employés de Gandrange avant la fin de l'année. Il ne lui reste plus que quelque jours pour tenir sa promesse.
L'argent et les milliers d'euros que Nicolas Sarkozy avait promit pour redresser le site et lui permettre d'avancer vers le futur ne sont qu'une promesse non tenu de plus du président du pouvoir d'achat des français.
En attendant, les salariés de Gandrange seront bientôt au chômage ...
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