Casse-toi pov’con : condamné pour « offense au chef de l’Etat »
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Société
La cour d’appel d’Angers (Maine-et-Loire) à confirmé la peine de 30 euros d’amende avec sursis contre Hervé Eon pour « offense au chef de l’Etat ».
Hervé Eon a été condamné en appel à 30 euros d’amande avec suris, peine prononcée en première instance, pour « offense au chef de l’Etat ». L’homme avait brandi une pancarte avec l’inscription « casse-toi pov’con », en août dernier, sur le passage de la voiture de Nicolas Sarkozy à Laval.
« Son engagement politique et la nature même des propos employés, parfaitement prémédités, exclut définitivement toute notion de bonne foi », indique l'arrêt de la cour.
L’ancien-conseiller général PS de Mayenne a indiqué vouloir former un pourvoi en cassation. Hervé Eon, 56 ans, militant au Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon s’est déclaré prêt à aller devant la Cour européenne des droits de l’homme.
Par son combat, Hervé Eon souhaite lutter pour l’abrogation du débit d’offense. « On est encore dans le ridicule. On me condamne mais on me dispense de peine », explique-t-il. Ce débit « n'existe plus dans beaucoup de pays européens », précise l’accusé. Durant la Ve république, le débit d’outrage n’a quasiment jamais été utilisé. Il ne « correspondait plus à la réalité d'aujourd'hui », précise son avocat.
La phrase « casse-toi, pauvre con » a été popularisée par le chef de l’Etat lors du Salon de l’Agriculture 2008. Le président de la République Nicolas Sarkozy l’avait utilisé pour repousser violement un de ses détracteurs.
Hervé Eon a été condamné en appel à 30 euros d’amande avec suris, peine prononcée en première instance, pour « offense au chef de l’Etat ». L’homme avait brandi une pancarte avec l’inscription « casse-toi pov’con », en août dernier, sur le passage de la voiture de Nicolas Sarkozy à Laval.
« Son engagement politique et la nature même des propos employés, parfaitement prémédités, exclut définitivement toute notion de bonne foi », indique l'arrêt de la cour.
L’ancien-conseiller général PS de Mayenne a indiqué vouloir former un pourvoi en cassation. Hervé Eon, 56 ans, militant au Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon s’est déclaré prêt à aller devant la Cour européenne des droits de l’homme.
Par son combat, Hervé Eon souhaite lutter pour l’abrogation du débit d’offense. « On est encore dans le ridicule. On me condamne mais on me dispense de peine », explique-t-il. Ce débit « n'existe plus dans beaucoup de pays européens », précise l’accusé. Durant la Ve république, le débit d’outrage n’a quasiment jamais été utilisé. Il ne « correspondait plus à la réalité d'aujourd'hui », précise son avocat.
La phrase « casse-toi, pauvre con » a été popularisée par le chef de l’Etat lors du Salon de l’Agriculture 2008. Le président de la République Nicolas Sarkozy l’avait utilisé pour repousser violement un de ses détracteurs.
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