Grippe A: le Ministre de l'éducation se dit prêt a fermer les écoles
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Santé
Le Ministre de l'education Luc Chatel s'est déclaré prêt hier à fermer toutes les écoles, dans un entretien au quotidien le Figaro. «Si les circonstances l'exigent, nous nous tiendrons prêt à fermer les établissements», a-il déclaré. A maintenant quinze jours de la rentrée, le Ministre a promi de réunir une cellule de crise au ministère de l'Education afin de discuter plus profondément, et avec une réelle concertation, des conséquences d'une telle décision.
Le Ministre ne fait en réalité que suivre les recommandations des protocoles épidémiologiques issus de la grippe aviaire. Au seuil 6 d'alerte (la France est au seuil 5), il est fermement recommandé de fermer tous les lieux publics (écoles, théatres, réunions...). Ces protocoles pour la grippe aviaire ont été ressortis et réactualisés cet été pour la grippe porcine.
Depuis trois semaines, les directives du Ministère de l'Intérieur, ainsi que les bulletins épidémiologiques des services de santé, n'indiquent aucune aggravation de la situation; au contraire elle stagne voire s'améliore en France mais aussi dans le reste du Monde.
Cependant, le pic est toujours attendu pour cet hiver, ou la fin de l'automne. La possible fermeture des écoles n'est pas qu'un problème de santé publique mais avant tout un problème d'organisation du service public hospitalier. La fermeture des écoles risque d'entrainer un taux d'absentéisme record chez les professionnels de santé, comme dans le reste des activités économiques. Ce taux absentéisme en pleine épidémie risque de lourdement désorganiser les services de santé. le problème de la grippe porcine est avant tout économique.
La grippe touchera surtout les jeunes actifs, mais sera dangereuse voire mortelle uniquement pour les personnes fragiles (seniors, enfants, immunodépressifs, ...). Une contamination massive va lourdement désorganiser l'économie (imaginons 20 millions de personnes touchés en 2 ou 3 mois devant être chacune alitée pendant 10 jours) et donc désorganiser les services publics notamment de santé. Les infirmiers, aides soignants, médecins, seront eux aussi touchés alors que l'affluence sera record dans les hôpitaux. C'est là, et quasiment uniquement dans ce cas, qu'il existe un risque. le problème est avant tout un problème de gestion des ressources humaines et non pas un problème pathologique. La fermeture des écoles peut accentuer ce problème de désorganisation des ressources.
L'autre risque, moins important a première vue, est bien évidemment une mutation du virus lors du pic de l'épidémie, ce qui reste a priori très probable mais les médecins ne sont pas d'accord sur ce point.
Alain Fisch chef de service au CHU de Villeneuve-Saint-Georges est très pessimiste. Dans les pages du journal 'Libération' il annonce : "Je crois que les gens n'ont pas bien compris l'ampleur de la situation. La fermeture des écoles n'est pas à mettre au conditionnelle, elle est inéluctable" Il redoute une mutation du virus auquel cas le nombre de décès se compterait en dizaines de milliers; et dans la cas où le virus ne mute pas, il redoute une saturation très rapide des hôpitaux et un taux de mortalité élevé faute de soins adéquates.
"Ne cédons pas à la panique. D'un point de vue médical, je répète qu'à l'heure actuelle le virus n'est pas grave, il n'y pas de raison qu'il mute et devienne dangereux. L'épidémie de grippe A ne sera sans doute, cet hiver, qu'un problème quantitatif" déclare dans le journal 'Libération' Jean-François Delfraissy, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital du Kremlin-Bicêtre.
Le Ministre ne fait en réalité que suivre les recommandations des protocoles épidémiologiques issus de la grippe aviaire. Au seuil 6 d'alerte (la France est au seuil 5), il est fermement recommandé de fermer tous les lieux publics (écoles, théatres, réunions...). Ces protocoles pour la grippe aviaire ont été ressortis et réactualisés cet été pour la grippe porcine.
Depuis trois semaines, les directives du Ministère de l'Intérieur, ainsi que les bulletins épidémiologiques des services de santé, n'indiquent aucune aggravation de la situation; au contraire elle stagne voire s'améliore en France mais aussi dans le reste du Monde.
Cependant, le pic est toujours attendu pour cet hiver, ou la fin de l'automne. La possible fermeture des écoles n'est pas qu'un problème de santé publique mais avant tout un problème d'organisation du service public hospitalier. La fermeture des écoles risque d'entrainer un taux d'absentéisme record chez les professionnels de santé, comme dans le reste des activités économiques. Ce taux absentéisme en pleine épidémie risque de lourdement désorganiser les services de santé. le problème de la grippe porcine est avant tout économique.
La grippe touchera surtout les jeunes actifs, mais sera dangereuse voire mortelle uniquement pour les personnes fragiles (seniors, enfants, immunodépressifs, ...). Une contamination massive va lourdement désorganiser l'économie (imaginons 20 millions de personnes touchés en 2 ou 3 mois devant être chacune alitée pendant 10 jours) et donc désorganiser les services publics notamment de santé. Les infirmiers, aides soignants, médecins, seront eux aussi touchés alors que l'affluence sera record dans les hôpitaux. C'est là, et quasiment uniquement dans ce cas, qu'il existe un risque. le problème est avant tout un problème de gestion des ressources humaines et non pas un problème pathologique. La fermeture des écoles peut accentuer ce problème de désorganisation des ressources.
L'autre risque, moins important a première vue, est bien évidemment une mutation du virus lors du pic de l'épidémie, ce qui reste a priori très probable mais les médecins ne sont pas d'accord sur ce point.
Alain Fisch chef de service au CHU de Villeneuve-Saint-Georges est très pessimiste. Dans les pages du journal 'Libération' il annonce : "Je crois que les gens n'ont pas bien compris l'ampleur de la situation. La fermeture des écoles n'est pas à mettre au conditionnelle, elle est inéluctable" Il redoute une mutation du virus auquel cas le nombre de décès se compterait en dizaines de milliers; et dans la cas où le virus ne mute pas, il redoute une saturation très rapide des hôpitaux et un taux de mortalité élevé faute de soins adéquates.
"Ne cédons pas à la panique. D'un point de vue médical, je répète qu'à l'heure actuelle le virus n'est pas grave, il n'y pas de raison qu'il mute et devienne dangereux. L'épidémie de grippe A ne sera sans doute, cet hiver, qu'un problème quantitatif" déclare dans le journal 'Libération' Jean-François Delfraissy, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital du Kremlin-Bicêtre.
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Commentaires
Il y a 1 commentaire pour cette dépêche.
zazie
a posté le 14/09/2009 à 22h50Il vaut mieux s'occuper de l'enseignement d'aujourd'hui que de se lancer dans une discussion sur une pandémie de demain.
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