Martine Aubry est « heureuse »
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La Première secrétaire du PS Martine Aubry condamne les séquestrations des dirigeants d’entreprise mais comprend le « sentiment d'humiliation ».
« Je considère que rien ne justifie jamais que l'on porte atteinte à la liberté des personnes ni même d'ailleurs que l'on porte atteinte aux équipements ou aux biens », a affirmé Martine Aubry.
La Première secrétaire du Parti socialiste estime toutefois que l’humiliation des salariés et l’absence de réaction du gouvernement provoque des « réactions fortes ».
Quand « les salariés ont fait des efforts, travailler 4 heures de plus sans être payés, renoncer à des primes, (et) qu'on annonce qu'il va y avoir des licenciements très importants et que quelques jours plus tard, on apprend qu'il y a dans l'usine même, dans l'établissement même, des bénéfices importants, des bonus, des stock options, eh bien devant une telle injustice, il y a un sentiment d'humiliation », a-t-elle poursuivi.
« Quand 3 millions de personnes descendent dans la rue pour dire au Premier ministre et au Président de la République : nous voulons un vrai Plan de relance, nous voulons augmenter notre Pouvoir d'Achat et qu'on vous dise : circulez, il n'y a rien à voir ! Eh bien, il y a des réactions fortes », a expliqué la maire de Lille.
Martine Aubry a ensuite conclu en citant une phrase de Nicolas Sarkozy d’avril 2007 : « Il disait : quand on recourt à la violence, ce n'est pas pour se distraire, c'est quand on est désespéré, quand on a plus de recours que l'on se sent condamné à la mort économique et sociale. »
Baisser l’ISF est un erreur
Martine Aubry a estimé « très grave » la proposition de Nicolas Sarkozy d’un relèvement du plafond de défiscalisation de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) de 50 à 100.000 euros pour financer les PME et créer des emplois.
« Nous nous battons, nous nous battons pour avoir un Plan de relance économique comme les Etats-Unis, comme la Grande Bretagne, l'Espagne et l'Allemagne. On nous dit qu'il n'y a pas d'argent dans les caisses […] et il […] donne de l'argent à ceux qui en ont déjà », a-t-elle expliqué.
« Pour aider les PME, on a donné des milliards aux banques. J'aimerais mieux que le Président de la République fasse en sorte que cet argent arrive jusqu'aux PME », a poursuivi Martine Aubry.
Soutien à Ségolène Royal
« J’ai été en septembre 2007 à Dakar, trois mois après les propos du Président de la République ; et je dis très simplement les choses : j'ai ressenti l'humiliation des Africains », explique Martine Aubry.
« Comment un Président de la République Française quand on connait à la fois l'histoire, l'amitié qui nous lient à ces pays, peut-il dire que l'Afrique n'est pas encore entrée dans l'Histoire », s’est interrogé Mme Aubry. « Comment peut-on dire avec suffisance et ignorance qu'il n'y a pas en Afrique Noire des hommes, des femmes, des Jeunes qui se battent pour leur avenir », a-t-elle poursuivi.
Les propos du Président de la République « engagent la France mais c'est dommage car ce n'est pas la France que nous aimons, comme dit le Président de la République ».
Martine Aubry a déclaré être « heureuse » du rassemblement du PS. « je ne fais pas de la Politique pour parler la première. Je fais de la politique pour que les Socialistes parlent juste ».
« Je considère que rien ne justifie jamais que l'on porte atteinte à la liberté des personnes ni même d'ailleurs que l'on porte atteinte aux équipements ou aux biens », a affirmé Martine Aubry.
La Première secrétaire du Parti socialiste estime toutefois que l’humiliation des salariés et l’absence de réaction du gouvernement provoque des « réactions fortes ».
Quand « les salariés ont fait des efforts, travailler 4 heures de plus sans être payés, renoncer à des primes, (et) qu'on annonce qu'il va y avoir des licenciements très importants et que quelques jours plus tard, on apprend qu'il y a dans l'usine même, dans l'établissement même, des bénéfices importants, des bonus, des stock options, eh bien devant une telle injustice, il y a un sentiment d'humiliation », a-t-elle poursuivi.
« Quand 3 millions de personnes descendent dans la rue pour dire au Premier ministre et au Président de la République : nous voulons un vrai Plan de relance, nous voulons augmenter notre Pouvoir d'Achat et qu'on vous dise : circulez, il n'y a rien à voir ! Eh bien, il y a des réactions fortes », a expliqué la maire de Lille.
Martine Aubry a ensuite conclu en citant une phrase de Nicolas Sarkozy d’avril 2007 : « Il disait : quand on recourt à la violence, ce n'est pas pour se distraire, c'est quand on est désespéré, quand on a plus de recours que l'on se sent condamné à la mort économique et sociale. »
Baisser l’ISF est un erreur
Martine Aubry a estimé « très grave » la proposition de Nicolas Sarkozy d’un relèvement du plafond de défiscalisation de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) de 50 à 100.000 euros pour financer les PME et créer des emplois.
« Nous nous battons, nous nous battons pour avoir un Plan de relance économique comme les Etats-Unis, comme la Grande Bretagne, l'Espagne et l'Allemagne. On nous dit qu'il n'y a pas d'argent dans les caisses […] et il […] donne de l'argent à ceux qui en ont déjà », a-t-elle expliqué.
« Pour aider les PME, on a donné des milliards aux banques. J'aimerais mieux que le Président de la République fasse en sorte que cet argent arrive jusqu'aux PME », a poursuivi Martine Aubry.
Soutien à Ségolène Royal
« J’ai été en septembre 2007 à Dakar, trois mois après les propos du Président de la République ; et je dis très simplement les choses : j'ai ressenti l'humiliation des Africains », explique Martine Aubry.
« Comment un Président de la République Française quand on connait à la fois l'histoire, l'amitié qui nous lient à ces pays, peut-il dire que l'Afrique n'est pas encore entrée dans l'Histoire », s’est interrogé Mme Aubry. « Comment peut-on dire avec suffisance et ignorance qu'il n'y a pas en Afrique Noire des hommes, des femmes, des Jeunes qui se battent pour leur avenir », a-t-elle poursuivi.
Les propos du Président de la République « engagent la France mais c'est dommage car ce n'est pas la France que nous aimons, comme dit le Président de la République ».
Martine Aubry a déclaré être « heureuse » du rassemblement du PS. « je ne fais pas de la Politique pour parler la première. Je fais de la politique pour que les Socialistes parlent juste ».
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