Natixis : suppressions d'emplois, perte record et bonus pour les traders
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Économie
Natixis, filiale des Banques Populaires et des Caisses d’Epargnes, a distribué 90 millions d’euros de primes à ses traders au titre de l’exercice 2008, révèle le quotidien économique Les Echos.
Encore une. La banque de financement et d’investissement, Natixis, considérée comme l’établissement financier français le plus touché par la crise économique mondiale, a versé 90 millions d’euros de bonus à ses traders au titre de l’année 2008.
La filiale commune des Banques Populaires et des Caisses d’Epargnes accuse pourtant une perte de 2,8 milliards pour l’année 2008. Natixis a également annoncé mercredi la suppression de 166 postes dans son activité de conservation de titres. En 2008, la Natixis avait déjà annoncé la suppression de 1.250 emplois.
La banque française a reçu 1,9 milliard d’euros de l’Etat via le plan de soutien au secteur bancaire lors de son opération de recapitalisation de 5,6 milliards d’euros.
L’Etat a également prêté 5 milliards d’euros aux banques Caisse d’Epargne et Banques Populaires. Les deux banques mutualistes françaises ont annoncé fin février leur fusion, le secrétaire général adjoint de l'Elysée François Pérol a d’ailleurs été nommé à la tête de l’établissement financier.
« Quand on se lève le matin, qu'on entend qu'il y a un plan social (...) et de l'autre côté qu'un individu s'est octroyé des avantages indus, il faut remettre de l'ordre là-dedans», a expliqué ministre du Budget Eric Woerth en apprenant cette information. Le ministre a également précisé que les entreprises ayant reçu des aides de l’Etat ne devraient pas octroyer des bonus à ses dirigeants.
La banque est également visé par une plainte, déposé par une centaine de petits actionnaires, pour « informations trompeuses, comptes ne donnant pas une image fidèle et dividendes fictifs ». Le titre Natixis de la Bourse de Paris est passé d’environ 20 euros, en 2007, à moins de 1 euros. Les petits actionnaires demandent réparation.
Après les stock-options à la Société générale, le parachute doré du PDG chez Valéo, les bonus de Cheuvreux-Crédit agricole ou encore les stock-options des deux dirigeants du groupe énergétique GDF-Suez, l’affaire Natixis enlise le débat sur la rémunération des dirigeants d’entreprise.
Face à ces sandales à répétition, l’Elysée a décidé d’agir. Un « décret va être pris la semaine prochaine pour fixer les conditions dans lesquelles est interdite l'allocation de stock-options ou d'autres avantages, bonus, lorsque les entreprises bénéficient du soutien de l'Etat », a affirmé Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, jeudi sur la chaîne France 24.
Cependant, Nicolas Sarkozy ne parle toujours pas de loi.
Encore une. La banque de financement et d’investissement, Natixis, considérée comme l’établissement financier français le plus touché par la crise économique mondiale, a versé 90 millions d’euros de bonus à ses traders au titre de l’année 2008.
La filiale commune des Banques Populaires et des Caisses d’Epargnes accuse pourtant une perte de 2,8 milliards pour l’année 2008. Natixis a également annoncé mercredi la suppression de 166 postes dans son activité de conservation de titres. En 2008, la Natixis avait déjà annoncé la suppression de 1.250 emplois.
La banque française a reçu 1,9 milliard d’euros de l’Etat via le plan de soutien au secteur bancaire lors de son opération de recapitalisation de 5,6 milliards d’euros.
L’Etat a également prêté 5 milliards d’euros aux banques Caisse d’Epargne et Banques Populaires. Les deux banques mutualistes françaises ont annoncé fin février leur fusion, le secrétaire général adjoint de l'Elysée François Pérol a d’ailleurs été nommé à la tête de l’établissement financier.
« Quand on se lève le matin, qu'on entend qu'il y a un plan social (...) et de l'autre côté qu'un individu s'est octroyé des avantages indus, il faut remettre de l'ordre là-dedans», a expliqué ministre du Budget Eric Woerth en apprenant cette information. Le ministre a également précisé que les entreprises ayant reçu des aides de l’Etat ne devraient pas octroyer des bonus à ses dirigeants.
La banque est également visé par une plainte, déposé par une centaine de petits actionnaires, pour « informations trompeuses, comptes ne donnant pas une image fidèle et dividendes fictifs ». Le titre Natixis de la Bourse de Paris est passé d’environ 20 euros, en 2007, à moins de 1 euros. Les petits actionnaires demandent réparation.
Après les stock-options à la Société générale, le parachute doré du PDG chez Valéo, les bonus de Cheuvreux-Crédit agricole ou encore les stock-options des deux dirigeants du groupe énergétique GDF-Suez, l’affaire Natixis enlise le débat sur la rémunération des dirigeants d’entreprise.
Face à ces sandales à répétition, l’Elysée a décidé d’agir. Un « décret va être pris la semaine prochaine pour fixer les conditions dans lesquelles est interdite l'allocation de stock-options ou d'autres avantages, bonus, lorsque les entreprises bénéficient du soutien de l'Etat », a affirmé Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, jeudi sur la chaîne France 24.
Cependant, Nicolas Sarkozy ne parle toujours pas de loi.
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