Plan auto : Volvo refuse l'aide de l'Etat français
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Économie
Le groupe Suédois Volvo a refusé le prêt de 500 millions d’euros accordé par l’Etat français dans le cadre de son plan de soutien au secteur automobile.
Lors de l’annonce de son plan d’aide au secteur automobile, Nicolas Sarkozy a proposé un prêt à taux réduit de 6 milliards d’euros aux deux constructeurs français Renault et Peugeot ainsi qu’un prêt de 500 millions d’euros à Renault Trucks, numéro deux mondial des constructeurs de poids lourds. Cependant, l’actionnaire suédois du groupe Renault Trucks, AB Volvo, rejette ce prêt en jugeant les contreparties non acceptables.
Pour pouvoir prétendre à ces prêts, les constructeurs doivent s’engager à ne pas licencier d’employer et à ne pas fermer d’usine de France. « Les conditions fixées par le gouvernement français pour l'industrie automobile française sont telles que nous ne les accepterons pas », a expliqué un porte-parole de Volvo.
Des commandes en chute de 40 à 50 %
Avec des commandes en chute libre de près de 50 % par rapport à l’année précédente, le constructeur veut se réserver le droit de fermer des sites de productions ou de licencier. Renault Trucks emploie 14 000 personnes dans le monde dont une très grande majorité en France. Pour faire face aux baisses de commandes sans précédent, le groupe à placé 12 000 employés en chômage partiel.
La commission européenne s’est, pour sa part, déclarée préoccuper au sujet du plan d’aide français et attend des « éclaircissement » de la part de l’Etat. Neelie Kroes, la commissaire chargée de la concurrence, explique que certaines conditions demandées par la France aux constructeurs automobiles pourraient être jugées « illégales et par conséquent non autorisée par la Commission ». Au cœur de la querelle, la Commission pourrait juger non conforme avec les règles du marché unique l’obligation faite aux constructeurs de maintenir leurs sites de production en France durant la contraction du prêt.
Plusieurs états membres mettent également en garde la France contre un retour au protectionnisme qui pourrait aggraver la crise en Europe. Des réserves partagées par Slovaquie, la Suède ou encore l’Allemagne.
Lors de l’annonce de son plan d’aide au secteur automobile, Nicolas Sarkozy a proposé un prêt à taux réduit de 6 milliards d’euros aux deux constructeurs français Renault et Peugeot ainsi qu’un prêt de 500 millions d’euros à Renault Trucks, numéro deux mondial des constructeurs de poids lourds. Cependant, l’actionnaire suédois du groupe Renault Trucks, AB Volvo, rejette ce prêt en jugeant les contreparties non acceptables.
Pour pouvoir prétendre à ces prêts, les constructeurs doivent s’engager à ne pas licencier d’employer et à ne pas fermer d’usine de France. « Les conditions fixées par le gouvernement français pour l'industrie automobile française sont telles que nous ne les accepterons pas », a expliqué un porte-parole de Volvo.
Des commandes en chute de 40 à 50 %
Avec des commandes en chute libre de près de 50 % par rapport à l’année précédente, le constructeur veut se réserver le droit de fermer des sites de productions ou de licencier. Renault Trucks emploie 14 000 personnes dans le monde dont une très grande majorité en France. Pour faire face aux baisses de commandes sans précédent, le groupe à placé 12 000 employés en chômage partiel.
La commission européenne s’est, pour sa part, déclarée préoccuper au sujet du plan d’aide français et attend des « éclaircissement » de la part de l’Etat. Neelie Kroes, la commissaire chargée de la concurrence, explique que certaines conditions demandées par la France aux constructeurs automobiles pourraient être jugées « illégales et par conséquent non autorisée par la Commission ». Au cœur de la querelle, la Commission pourrait juger non conforme avec les règles du marché unique l’obligation faite aux constructeurs de maintenir leurs sites de production en France durant la contraction du prêt.
Plusieurs états membres mettent également en garde la France contre un retour au protectionnisme qui pourrait aggraver la crise en Europe. Des réserves partagées par Slovaquie, la Suède ou encore l’Allemagne.
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