Les Suisses refusent la construction des minarets dans la Conférération
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Après un référendum d'initiative populaire ce week-end, la suisse inscrit dans sa constitution l'interdiction de construire des minarets sur son territoire.
On savait les suisses indépendants, neutres, et peu enclin à intégrer l'Europe. Dans le droit du travail helvétique le salarié suisse prime sur ceux étrangers. Ces quelques caractéristiques sont désormais renforcées par un fort sentiment de pousser de l'extrême droite en Suisse.
Les dernières élections dans le Canton de Genève en octobre 2009 avaient déjà annoncé cette tendance. Avec une campagne quasiment uniquement centrée sur le rejet clair et net des travailleurs frontaliers français, le MCG (parti d'extrême droite) avait terminé troisième des élections, et était le grand vainqueur du vote.
Sans nul doute plus grave, un référendum vient de rendre impossible la construction de nouveaux minarets (ses fameuses tours dans les mosquées) dans l'ensemble de la Confédération. Et ce résultat est une réelle surprise.
Ce vote est en faite une initiative populaire. Grâce à une pétition signée par plus de 113.000 citoyens helvétiques, la question de la construction des minarets avaient été mise au vote ce week-end. Et si les sondages voyait l'initiative populaire rejetée (ce qui est très courant pour les initiatives), le « oui » l'a largement remporté ce dimanche, avec 57%, contre 42% pour le « non »; et ce malgré un taux d'abstention relativement faible de 47%.
La Suisse ne compte pourtant que 4 mosquées avec des minarets! La campagne avait donné lieu à des débats musclés.
Pour le conseiller national de l'UDC (parti d'extrême droite représenté au gouvernement fédéral) Ulrich Schlüer, à l'origine de l'initiative, les minarets sont « le symbole d'une revendication de pouvoir politico-religieuse qui conteste les droits fondamentaux d'autres personnes ». Les affiches de la campagne avaient déjà en elles-même créent la polémique, avec un drapeau suisse parsemé de minarets noir en forme de missiles, et une femme complètement cachée par une burka. L'UDC était d'ailleurs le seul parti gouvernemental à soutenir clairement l'initiative populaire.
Le conseil fédéral Suisse ne peut qu'entériner la décision: « Le peuple suisse et les cantons ont accepté à la majorité l'initiative populaire 'contre la construction de minarets ». Ainsi cette disposition va se retrouver dans la Constitution de la Nation Suisse au titre des mesures « propres à maintenir la paix entre les membres des diverses communautés religieuses » de l'article 72. Mais le conseil fédéral ne compte pas ne rien faire, pour le gouvernement en effet ce vote « ne constitue pas l'expression d'un rejet de la communauté musulmane, de sa religion ou de sa culture; le Conseil fédéral s'y engagera ». « La paix religieuse est un élément essentiel du modèle qui a fait le succès de la Suisse », assure-t-il dans un communiqué.
La Ministre de la Justice du gouvernement fédéral avait d'ailleurs prévenu que ce texte n'était sans doute pas conforme à la convention Européenne des Droits de l'Homme. La Suisse faisant parti du conseil de l'Europe, les verts et les socialistes songent à saisir la cour européenne.
Les médias suisses digèrent très mal la nouvelle d'autant que la plupart des réactions étrangères arrivant aux oreilles du conseil fédéral ne sont pas des plus flatteuses. Pour la TSR, ce résultat est manifestement « Mauvais pour l'image de la Suisse ».
La décision risque d'exacerber les velléités entre communautés religieuses, là ou les communautés de langues ont déjà bien du mal à s'entendre.
La vice-présidente du FN, Marine Le Pen, s'est félicitée dimanche de cette décision. « A une très franche majorité, les Suisses viennent de faire mentir les sondages, en refusant massivement l'édification de minarets en Suisse », s'est très rapidement réjouie Mme le Pen, dans un communiqué.
« la population de ce pays résiste à la pensée unique », indiqué Bruno Gollnisch, vice-président du FN.
Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner s'est dit lundi « un peu scandalisé » par l'interdiction de construire des minarets. Il espère que la Suisse puisse revenir « assez vite » sur cette décision. « "C'est pas grand chose quand même! Est-ce que c'est une offense dans un pays de montagne qu'il y ait une construction un peu plus élevée? Est-ce que ça désigne le ciel, un ciel qui serait hostile? Espérons qu'ils reviendront là-dessus », a-t-il déclaré sur RTL.
Une poussée de l'extrême droite?
On savait les suisses indépendants, neutres, et peu enclin à intégrer l'Europe. Dans le droit du travail helvétique le salarié suisse prime sur ceux étrangers. Ces quelques caractéristiques sont désormais renforcées par un fort sentiment de pousser de l'extrême droite en Suisse.
Les dernières élections dans le Canton de Genève en octobre 2009 avaient déjà annoncé cette tendance. Avec une campagne quasiment uniquement centrée sur le rejet clair et net des travailleurs frontaliers français, le MCG (parti d'extrême droite) avait terminé troisième des élections, et était le grand vainqueur du vote.
Sans nul doute plus grave, un référendum vient de rendre impossible la construction de nouveaux minarets (ses fameuses tours dans les mosquées) dans l'ensemble de la Confédération. Et ce résultat est une réelle surprise.
L'interdiction constitutionnelle de construire des minarets!
Ce vote est en faite une initiative populaire. Grâce à une pétition signée par plus de 113.000 citoyens helvétiques, la question de la construction des minarets avaient été mise au vote ce week-end. Et si les sondages voyait l'initiative populaire rejetée (ce qui est très courant pour les initiatives), le « oui » l'a largement remporté ce dimanche, avec 57%, contre 42% pour le « non »; et ce malgré un taux d'abstention relativement faible de 47%.
La Suisse ne compte pourtant que 4 mosquées avec des minarets! La campagne avait donné lieu à des débats musclés.
Pour le conseiller national de l'UDC (parti d'extrême droite représenté au gouvernement fédéral) Ulrich Schlüer, à l'origine de l'initiative, les minarets sont « le symbole d'une revendication de pouvoir politico-religieuse qui conteste les droits fondamentaux d'autres personnes ». Les affiches de la campagne avaient déjà en elles-même créent la polémique, avec un drapeau suisse parsemé de minarets noir en forme de missiles, et une femme complètement cachée par une burka. L'UDC était d'ailleurs le seul parti gouvernemental à soutenir clairement l'initiative populaire.
Le conseil fédéral Suisse ne peut qu'entériner la décision: « Le peuple suisse et les cantons ont accepté à la majorité l'initiative populaire 'contre la construction de minarets ». Ainsi cette disposition va se retrouver dans la Constitution de la Nation Suisse au titre des mesures « propres à maintenir la paix entre les membres des diverses communautés religieuses » de l'article 72. Mais le conseil fédéral ne compte pas ne rien faire, pour le gouvernement en effet ce vote « ne constitue pas l'expression d'un rejet de la communauté musulmane, de sa religion ou de sa culture; le Conseil fédéral s'y engagera ». « La paix religieuse est un élément essentiel du modèle qui a fait le succès de la Suisse », assure-t-il dans un communiqué.
La Ministre de la Justice du gouvernement fédéral avait d'ailleurs prévenu que ce texte n'était sans doute pas conforme à la convention Européenne des Droits de l'Homme. La Suisse faisant parti du conseil de l'Europe, les verts et les socialistes songent à saisir la cour européenne.
Les médias suisses digèrent très mal la nouvelle d'autant que la plupart des réactions étrangères arrivant aux oreilles du conseil fédéral ne sont pas des plus flatteuses. Pour la TSR, ce résultat est manifestement « Mauvais pour l'image de la Suisse ».
La décision risque d'exacerber les velléités entre communautés religieuses, là ou les communautés de langues ont déjà bien du mal à s'entendre.
Marine Le Pen se dit « satisfaite »
La vice-présidente du FN, Marine Le Pen, s'est félicitée dimanche de cette décision. « A une très franche majorité, les Suisses viennent de faire mentir les sondages, en refusant massivement l'édification de minarets en Suisse », s'est très rapidement réjouie Mme le Pen, dans un communiqué.
« la population de ce pays résiste à la pensée unique », indiqué Bruno Gollnisch, vice-président du FN.
Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner s'est dit lundi « un peu scandalisé » par l'interdiction de construire des minarets. Il espère que la Suisse puisse revenir « assez vite » sur cette décision. « "C'est pas grand chose quand même! Est-ce que c'est une offense dans un pays de montagne qu'il y ait une construction un peu plus élevée? Est-ce que ça désigne le ciel, un ciel qui serait hostile? Espérons qu'ils reviendront là-dessus », a-t-il déclaré sur RTL.
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